Indemnités et Armée :deux votes contre, un cap tenu
Deuxième séance, premières vraies tractations. J’ai marqué le Conseil du 13 avril par deux votes contre sur les délibérations les plus révélatrices de la politique du mandat qui s’ouvre.
Indemnités des élus : l’incohérence de la “gauche de gouvernement”
La majorité municipale a voté : majoration maximale de 15% des indemnités des élus : 5 199,81 € mensuels pour le maire, 1 692 € pour la première adjointe, 1 399 € pour les autres adjoint·es. J’ai rappelé les chiffres qui dérangent : « quand le maire perçoit 43 €, l’élu de base perçoit 1 € ». Le dernier budget voté au Palais Bourbon impose 44 milliards d’euros d’économies aux Français·es et 8 milliards aux collectivités — dont 4 millions d’euros en moins pour Mérignac. Dans le même temps, le point d’indice des fonctionnaires est gelé depuis plus de quinze ans.
Correspondant défense : refuser la mise au pas militaire de la commune
La majorité a ensuite désigné une correspondante défense auprès du ministère des Armées. Anodin ? Pas pour nous. J’ai rappelé le contexte : 413 milliards d’euros pour la Loi de programmation militaire 2024-2030 — le plus gros budget militaire depuis la guerre froide. J’ai interrogé et dénoncé à nouveau autour du dispositif des classes défense, déjà combattu pendant la campagne : des élèves mis en contact régulier avec les casernes et les cérémonies en uniforme, et des violences rapportées ailleurs en France. J’ai aussi questionné le lien, pour le moins singulier, entre cette fonction militaire et la gestion des listes électorales, attribuées à la même élue.
Une seule voix contre dans tout l’hémicycle :
la mienne.